Partager l'article ! Maquette de la Belle : La préparation du pont par la pose des baux: Un peu de théorie D'abord, qu'est ce donc que les bau ...
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D'abord, qu'est ce donc que les baux? Il s'agit en fait d'éléments de structure de la coque qui se trouvent juste sous les ponts. Ils ont plusieurs fonctions. En terme de structure, ils
permettent de rigidifier tranche par tranche les couples en imposant un écartement entre eux. De manière pratique ils servent à supporter les lattes du pont.
Il est un peu tôt, vis-à-vis de l'état d'avancement de la maquette pour les mettre en place définitivement, mais leur préparation à ce stade facilite l'aménagement de certains éléments du fond de
cale.
Il va falloir effectivement commencer à mettre les cloisons qui vont séparer le fond de la coque, et les montants de ces cloisons vont s'implanter sur les baux.
Nous allons également préparer l'emplanture des mâts de misaine (mât vertical de l'avant du bateau) et du grand-mât, c'est le moment de préparer ces premiers éléments de mâture et de vérifier
qu'ils passeront bien entre deux baux et préparer l'orifice qui permettra leur passage.
Enfin, ces baux viennent s'endenter dans les bauquières, ce travail est délicat car il est difficile d'y accéder avec les outils qui conviennent, mais ce sera pire à un état d'avancement plus
important, où l'espace sera plus encombré, les éléments situés en-dessous, plus fragiles...
Voilà pour les principes théoriques.
La conception des baux a été finalement assez longue car elle a mis en avant plusieurs problèmes que j'ai voulu régler avant d'aller plus loin.
Le premier concerne les bauquières. Comme on le voit, je n'arrivais pas à savoir exactement en lisant le plan si celle-ci allait de bout en bout de l'intérieur de la coque. Il faut dire que les
coupes sur les ne montre pas toujours exactement l'endroit que l'on souhaite voir, les photos des modèles déjà existant n'étaient pas non plus d'une aide suffisante. J'ai donc consulté d'autres
ouvrages de référence comme le vaisseau de 74 canons et plus je me documentais plus j'arrivais à la conclusion que ma première interprêtation n'avait pas été la bonne. J'avais
arrêté les bauquières à l'avant au niveau du couple de coltis, avant les allonges d'écubiers (ces éléments qui forment une coquille et ferment l'avant de la coque). A l'arrière j'avais arrêté la
bauquière supérieure au niveau de la cloison de la chambre du capitaine.
D'après mes lectures, il apparaissait que les bauquières ceinturaient cependant la coque de l'étrave au tableau.
Il a donc fallu reprendre cela. J'ai créé des entailles en traits de jupiter pour venir abouter des éléments supplémentaires. J'ai souhaité éviter de simplement rajouter un bout baguette là où il
manquait, ça n'avait pas de sens et j'ai donc opté pour le même principe que les préceintes. Difficile d'imaginer des éléments continus d'une telle longueur alors qu'il était crédible d'avoir des
éléments pour les bauquières en plusieurs parties et j'ai donc repris le même type d'assemblage que les préceintes avec des assemblages en traits de jupiter décalés pour la serre-bauquière et sa
bauquière.
Une fois ceci corrigé un autre problème m'a sauté aux yeux. Une fois que je l'avais vu je ne pouvais voir que lui. Mon plancher était penché vers tribord! Horreur! Les baux ne semblaient pas
horizontaux au niveau du milieu du bateau mais légèrement penchés. En fait j'ai constaté qu'il s'agissait d'une différence directement au niveau des bauquières une fois de plus. La bauquière
babord était légèrement plus haute qu'à tribord. Une différence de 5 mm au maximum mais c'est énorme à cette échelle et je sentais que ça allait gâcher toute l'harmonie du bateau.
Impossible à ce stade de décoller les bauquières pour les remettre d'aplomb. Heureusement mon erreur était dû en partie à une erreur de largeur des bauquières plus importantes à babord en plus
d'une légère erreur de tracé.
La solution s'imposait d'elle-même il fallait raboter à tribord pour rétablir cette écart.
J'ai aussi un peu jouer sur l'épaisseur des clés d'arronde des baux pour que la différence se voit moins.
Ce que je regrette rétrospectivement c'est de ne pas avoir mis en place dès le départ ce petit instrument qui me permet de vérifier le niveau d'un côté de et de l'autre.
Il s'agit d'un trusquin un peu modifié pour mes besoins. C'est un instrument assez simple mais qui au final est très utile pour reporter sans se tromper des hauteurs d'un bord sur l'autre.
Rien de bien compliqué comme on le voit mais comme ça je peux mesurer la hauteur de ma bauquière à tribord, puis la reporter à babord:
Plus qu'à constater les dégâts et à corriger:
J'en ai profité aussi pour faire les baux du gaillard d'arrière puisque les bauquières de ce pont étaient posées et les trois de la chambre dont le plancher est situé plus bas que le pont.
Pour ces pièces il a fallu d'ailleurs ajouter des petits support pour les baux puisque ceux-ci ne devaient plus s'appuyer, de fait, sur les bauquières.
On pourrait penser que c'est fini pour les baux. Mais non, toujours pas!
Il nous reste encore à placer les barrots entre chaque bau (à noter que certains baux moins épais reposent sur ces barrots).
Les barrots sont enfoncés dans un trou rectangulaire du bau arrière et s'appuient sur une entaille du bau avant.
Rien de bien compliqué à réaliser si ce n'est le trou rectangulaire. Pour cela j'ai décidé de faire un pré-trou à la perceuse puis j'ai limé l'extrémité d'une lime cassée pour en faire
un poinçon, et d'un coup de marteau, le tour est joué.
Il a fallu ensuite m'occuper des baux qui s'appuient sur ces barrots pour que l'ajustement soit correct:
Et voilà!!! Les baux de ponts sont presque achevés! "Presque", ah ben oui, ce serait pas drôle s'il n'y avait pas d'autre points. Il manque les supports pour les étambrais de mâts (ces renforts
au niveau du pont pour maintenir le mât en place) les entailles pour les gouttières, ces longues planche biseautées qui courrent tout le long de la muraille, les courbes des baux qui renforcent
ceux-ci en se collant à eux...
Mais tout ça arrivera plus tard, d'autres étapes doivent être réalisées d'abord et puis c'est agréable de pouvoir aborder d'autres éléments, la structure principale étant faite, nous avons une
plus grande marge de manoeuvre.
En tous cas voilà le résultat à ce stade:
Heureux de voir que tu t'es remis au boulot
A bientot et bon courage
Félicitations, tu as du courage de t'attaquer à un modèle d'arsenal, chapeau, de plus le résultat est superbe...Par contre je voulais savoir si tu été content de ta machine Unimat, remplie t'elle bien toutes ses fonctions?...je comptais investir dans une de ces machines dans l'avenir, c'est le pourquoi de ma question.
A bientôt.
Pour répondre à ta question j'ai un sentiment mitigé pour ma machine UNIMAT - 1.
Je l'ai achetée au départ pour m'en servir comme tour à bois et à métal, ce que je n'ai pas trop eu l'occasion de faire pour le moment. J'ai acquis aussi assez rapidement son extension pour scie circulaire.
Le bilan est le suivant:
- La préparation d'une machine ou d'une autre est assez longue (une bonne dizaine de minutes) ce qui est peu pratique pour passer d'une machine à une autre. En revanche l'aspect meccano permet de la moduler à vraiment à l'infini et même de combiner ceci avec des mécanos au besoin, ce qui laisse une grande souplesse d'utilisation.
- Les pièces plastiques sont fragiles et ont tendance à jouer, je pense m'orienter au fur et à mesure vers les composantes métalliques comme le chariot métallique, mais c'est quand même plus cher.
- La visserie utilisée pour assembler les éléments emploi un alliage trop mou, je me suis retrouvé avec beaucoup de vis dont la tête était devenue inutilisables avec le tournevis cruciforme fourni. En revanche les vis que l'on peut acheter en plus sont de bien meilleures qualité et leur tête prévue pour l'emploi d'une clé 6 pans est bien plus résistante et pour un coût faible.
- L'aspect fraiseuse/défonceuse que je ne connaissais pas est tout à fait satisfaisant, il faut éviter d'essayer d'enlever trop de matière en une seule passe mais c'est assez normal.
- La scie circulaire m'a passablement déçu. Si le plateau fourni est pratique, je n'arrive pas à trouver un réglage qui me permette de couper des baguettes dans des planches de poirier de 6 - 8 mm sans que la scie se bloque. J'ai pourtant acheté un moteur sur-puissant (après voir grillé le premier toujours en mode scie circulaire), j'ai acheté de nouvelles lames. A chaque fois ma lame a été coincée dans le bois et le couple du moteur n'était pas suffisant pour poursuivre la découpe. Il est possible que 6mm de poirier, pris dans le sens des fibres soit un peu trop dur pour cette machine, mais comme c'est ce bois que j'utilise, je m'oriente au final vers l'acquisition d'une vraie scie circulaire dédiée parce qu'en attendant je crée des baguettes à la scie à chantourner Hegner, ce qui est loin d'être pratique.
- Je n'utilise pas la fonction perceuse, car je dispose d'une micro-perceuse proxxon de très bonne facture de mon point de vue.
- La scie à chantourner a des avantages : impossible de se couper, le système de coupe se trouve sous le plateau ce qui fait que l'on n'est pas limité par un bras de coupe. Mais il a aussi ces limites : il faut respecter les épaisseurs autorisées de bois à couper et le poirier est quand même particulièrement coriace. Autant dire que je m'arrange pour faire le maximum de découpe avec ma grosse scie à chantourner Hegner. Je casse de la lame mais c'est parce que j'avance beaucoup plus vite.
- J'ai utilisé la fonction tour à bois mais très peu et pas pour mon bateau mais pour une petite bague en buis. Il semble cependant que l'utilisation ne pose aucun problème, on peut être assez précis et arriver à des résultats plutôt sympa. J'ai le sentiment que c'est la vocation initiale de cette machine. Je vais bientôt en savoir plus, j'ai réalisé l'assemblage de mes bas-mâts et je dois donc les dégrossir puis les passer au tour. Je verrai bien ce que ça donne avec du poirier.
- J'ai plusieurs projets aussi à réaliser en tour à métal (dont l'artillerie de la belle) mais pour le moment je n'ai pas utilisé cette fonction.
Voilà qui résume l'essentiel de mes expériences de l'unimat-1. C'est une machine d'entrée de gamme plutôt souple mais qui a les limites d'une machine multi-fonctions. C'est la moins cher de son genre mais au final les à-côtés sont rapidement plus cher.
Je dirai que si on se cantonne à l'utilisation des fonctions de fraiseuse, perceuse, et tour ça vaut le coup. Mais essayer de lui faire faire plus de chose est plus délicat.
Je ne regrette pas mon achat parce qu'il m'a permis de réaliser plusieurs choses facilement mais au final certaines machines dédiées (comme la scie circulaire et à chantourner) sont indispensables à côté. Je précise que les désavantages que je rencontre sont liés au type de modélisme que je réalise avec les échantillons et les essences de bois choisies. Avec des bois plus tendre c'est une machine idéale, que j'envisage pour faire des maquettes en kit, des jouets ou des décorations qui peut même être utilisée, sous surveillance étroite, par des enfants.
J'espère t'avoir aidé dans ton choix.
A bientôt.
Merci pour ta réponse aussi complète, je me doutais des limites de cette machine...il est vrai que le prix est attractif, mais vu ta réponse je pense que je vais investir un peu à la fois dans différentes machines plus costauds...encore merci de ta réponse, et bonne continuation pour le superbe travail que tu fais, à bientôt.