Mercredi 23 septembre 2009
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La confection des bas-mâts doit être réalisée avant de pouvoir poursuivre la réalisation du fond de cale.
Les mâts sont assez simples à faire et, pour une fois, je n'ai pas eu de problèmes et j'ai trouvé tout de suite la méthode. Il faut noter que pour le moment, je n'ai réalisé que les bas-mâts c'est
à dire la portion de mâts en contact avec la coque. Les huniers pourront être conçus dans un second temps.
Premièrement j'ai taillé dans de la planche d'épaisseur convenable des baguettes de section carrées.
Certains mâts doivent être réalisés en assemblant plusieurs éléments:
Les différents éléments sont alors assemblés ensemble par collage:
Je prends ensuite l'assemblage dans l'étau et je passe le rabot pour passer d'un assemblage à section carrée à un assemblage à section octogonale
Par expérience j'ai pu constaté que pour obtenir le meilleur résultat lors du passage de ce petit rabot, il faut avoir un mouvement franc et plutôt relâché. Il ne faut pas se crisper pour
maintenir une direction ou une force donnée ou autre.
Le tout est de parvenir à un copeau bien continu, ce qui doit donner une belle spirale à chaque passe et donc un bel état de surface:
Il faut ensuite passer au ponçage des pièces pour obtenir, approximativement, une section circulaire.
Puis, on met le mât dans le tour à bois et c'est parti pour un travail à la râpe, tout d'abord pour obtenir une section cylindrique tout le long du mât:
Il s'agit d'être soigneux et ça se passe bien. Si on a une section parfaitement circulaire, les traces de râpe doivent se voir tout autour du mât. Une fois la section obtenue il faut en tirer la
forme voulue:
Pour l'artimon, la forme du mât est simplement conique (section supérieure de diamètre inférieur à la section inférieure) avec une petite mortaise carrée en haut du mât qui recevra le chouquet. Je
passe donc simplement la râpe puis la lime puis le papier de verre pour obtenir cette forme en maintenant des mouvements réguliers. Dans les faits je réalise à chaque fois la section sur la zone
dont le diamètre est le plus faible en utilisant un pied à coulisse pour vérifier que ce diamètre est respecté. Je fais la même opération sur la zone dont la section a le diamètre le plus fort.
Puis je fais plusieurs passes sur le reste du mât pour parvenir à une section conique qui permette de relier ces deux zones.
Le beaupré est lui aussi coniqu mais présente en plus un petit méplat à son extrémité.
Pour le grand-mât et le mât de misaine, l'opération est la même sauf qu'il faut prévoir un renfort environ au 4/5ème de la hauter du mât; Ce renfort sert à recevoir la poulie de la drisse (le
cordage qui permet de hisser la vergue, portant la voile) et à supporter la plateforme à la base des huniers.
Une fois le passage au tour fait, il faut encore poncer le pied des bas-mâts qui ont une section carrée se resserrant vers le bas et qui permet de s'emboîter dans la carlingue du mât. Cette
carlingue consiste en une pièce ou un assemblage réalisant la liaison entre la coque et le mât.
Et voilà, les bas-mâts sont presque finis: il ne reste qu'à réaliser la cage qui recevra la poulie de drisse et et les différents cerclages métalliques qui doivent renforcer l'assemblage des
bas-mâts.