Partager l'article ! Maquette de la Belle : travail intérieur de la coque, pose de la carlingue et des bauquières: Après avoir travaillé l'extérieur ...
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Après avoir travaillé l'extérieur des couples pour poser les préceintes, je me suis attaqué au travail de l'intérieur de la coque pour poser les pièces majeures longitudinales internes.
Avant de pouvoir envisager de poser une pièce logitudinale à l'intérieur de la coque, il faut travailler l'intérieur des couples pour que la courbure de ceux ci soit bien continue. C'est un travail assez ingrat car il est long, difficile, et on ne peut pas voir aisément les progrès réalisés. Pourtant, en prenant une simple baguette de faible épaisseur et en la posant à différents endroits de la coque, je me suis tout de suite rendu compte de l'étendue du travail à réaliser.
Si on ne le visualise pas énormément sur ces photos, j'ai pu constaté rapidement de la tâche à réaliser, en particulier dans des zones délicates : à la poupe et à la proue qui présentent une concavité prononcée. Ce travail est plus délicat dans des zones à la concavité forte car il faut trouver un ou plusieurs outils adaptés.
Contrairement à ce que je pensais au départ, certains produits du marché permettent de réaliser cette opération ou, au moins, présentent des idées intéressantes. Le premier que je citerai consiste en une mousse recouverte d'un abrasif. Si cet outil est assez utile pour travailler des zones où la courbure varie le plus gros grain de l'abrasif proposé est encore un peu faible, d'où mon idée d'entourer le tout d'un papier émeri au grain adapté.
Les outils suivants que j'ai trouvés particulièrement utiles forment tout un jeu de limes pour ma mini-perceuse. Les formes variées, coniques, sphériques, cylindrique offrent un panel suffisamment varié pour s'adapter aux différents besoins. Un petit bémol néanmoins, ces outils s'usent très vite et là encore peu de grain différents sont proposés. D'autre part la taille de ces outils reste limitée, on ne peut pas espérer faire un travail d'ensemble sur tout un groupe de couples. Cependant ces outils permettent de venir à bout de certaines irrégularités locales, un couple à la fois, en particulier dans des zones de concavité forte.
Un dernier outil que j'ai trouvé pour travailler la courbure générale d'un couple dans une zone à concavité faible. Il s'agit d'un cylindre de bois entouré d'un papier abrasif à gros grain sur un demi pan, et à faible grain sur l'autre moitié.
Il faut remarquer que ce travail engendre pas mal de déchets. De la sciure:
Mais aussi des éléments plus volatils et plus dangereux pour la santé, comme lorsqu'on utilise la laine d'acier : de très petits copeaux de laine d'acier se détachent, alors autant se protéger!
Ce travail m'a pris près d'un mois et demi, mais il commence à être gratifiant lorsqu'on passe au polissage des couples.
Une fois ces opérations remplies, on peut enfin passer à la pose des pièces longitudinales majeures intérieures.
La carlingue est la pièce longitudinale interne située sur l'axe du bateau. C'est une pièce qui permet d'assurer la cohésion et l'écartement des couples sur leur face interne.
C'est pièce a une section particulièrement forte par rapport aux autres pièces longitudinales. il a donc fallu la tailler dans une planche assez épaisse.
Elle présente aussi une forte courbure à l'avant, il faut donc bien la ployer à l'eau savonneuse bouillante et au fer à repasser.
L'étape suivante consiste à entailler la carlingue pour lui permettre de recevoir les couples à peu près à mi-section.
Il ne reste plus qu'à coller le tout et à poncer un peu.
Une étape sera nécessaire pour terminer, car comme on peut le voir à l'issue de celle-ci, il manque un prolongement à l'arrière et à l'avant. Ce prolongement de la carlingue est d'une section beaucoup plus faible et ne recevra pas de cans pour s'adapter aux couples.
Les bauquières sont un peu comme les préceintes des éléments de forte section qui structurent vraiment la coque mais cette fois-ci de l'intérieur. Le Rôle des bauquières est avant-tout de recevoir les baux, ces montants légèrements bombés sur lesquels s'appuient les lattes du pont.
Cette étape était pour moi importante car elle allait me permettre de me débarrasser enfin des tasseaux disgracieux que j'avais mis dans les hauts des couples pour en assurer la cohésion.
Mais j'ai pas mal rêfléchi avant de m'y attaquer, en particulier pour décider si je devais les coller une fois avoir creusé les entailles pour les baux. Je ne suis pas encore sûr que le choix ait été le bon,mais j'ai opté pour un collage immédiat sans préparation des entailles. Ce choix se justifie car pour pouvoir faire ces entailles, il faut que les baux soient prêts et que les bauquières soient ployées correctement. Or pour que les bauquières aient exactement leur forme définitive, je ne vois qu'une solution : qu'elles soient collées à leur place!
Après la découpe et la mise en forme des bauquières et serres-bauquières il ne reste plus qu'à les poser suivant la méthode habituelle.
J'en ai profité pour mettre en place les prolongements de la carlingue. On obtient ainsi à la fin de cette étape le stade suivant:
Dans le prochain article nous pourrons alors aborder la pose du bordé et du vaigrage sur un des flancs de la Belle.